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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 12:57
Le site Histoire par l'image consacre un dossier à Degas et les danseuses :
Représentations de la danseuse à la barre

A  signaler également une animation autour du tableau de Guillaume Alphonse CABASSON qui réalisa en 1854 une allégorie du règne de Napoléon III.
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 17:39
Tel est le titre du nouvel opus de la collection  Les dossiers du Canard enchaîné.
4  parties :
Sarko, premier président numérique et flic
Comment Sarko a placé ses hommes
Citoyens, souriez, vous êtes sous contrôle
Des contre-pouvoirs insuffisants

Sur le même sujet, nous vous conseillons :
Surveillance globale, Enquête sur les nouvelles formes de contrôle Éric Sadin, Climats / Flammarion, 2009


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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 17:17
A partir du 16 novembre, les pays qui le souhaitent pourront être candidats auprès de l'Icann (organisme chargé de la gestion des noms de domaine sur Internet) pour décliner leur nom de domaine national dans l'écriture de leur choix, comme l'alphabet cyrillique pour le .ru en Russie, les caractères japonais ou chinois pour le .jp au Japon ou le .cn en Chine. 
«L'arrivée de caractères non latins représente le plus grand changement technique d'Internet depuis sa création il y a quarante ans », a indiqué Peter Dengate Thrush, le président de l'Icann.
Les "cybersquatteurs" ne vont pas chômer et les entreprises vont devoir protéger leurs noms de domaine.

d'après Les Echos 
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 14:53
Comme prévu par les Etats généraux de la presse, des journalistes et patrons de presse (1), sous la présidence de Bruno  Frappat, ont rédigé un projet de code de déontologie des journalistes qui pourrait être intégré à la Convention collective nationale de travail des journalistes.
Rappelons qu'il
n’existe actuellement aucun code de déontologie officiel applicable à l’ensemble des journalistes français.


(1)  Marie-Laure Augry, Maître Basile Ader, Alain Boulonne, Jérôme Bouvier, Jean-Pierre Caffin, Olivier da Lage, Jean-Marie Dupont,  Pascal Guénée, Catherine Vincent et Lorenzo Virgili.
Jérôme Bouvier vient d'être nommé médiateur de Radio-France.
 


Le projet de texte :

1       - LE METIER DE JOURNALISTE

 

1-1 Le journaliste a pour fonction de rechercher, pour le public, des informations, de les vérifier, de les situer dans un contexte, de les hiérarchiser, de les mettre en forme, et éventuellement de les commenter, afin de les diffuser, sous toute forme et sur tout support.

 

1-2 Il le fait, au sein d’une équipe rédactionnelle, sous l’autorité de la direction de la rédaction et la responsabilité du directeur de la publication, dans le cadre d’une politique éditoriale définie.

 

1-3 Les journalistes et les responsables éditoriaux placent au cœur de leur métier le droit du public à une information de qualité. A cette fin, ils veillent avec la même exigence au respect des règles déontologiques énoncées dans ce code.

 

1-4 L’indépendance du journaliste, condition essentielle d’une information libre, honnête et pluraliste, va de pair avec sa responsabilité. Le journaliste doit toujours avoir conscience des conséquences, positives ou négatives, des informations qu’il diffuse.

 

 

2       - LE RECUEIL ET LE TRAITEMENT DE L’INFORMATION

 

2-1 Le journaliste doit s’attacher avant tout à l’exactitude des faits, des actes, des propos qu’il révèle ou dont il rend compte.

      

2-2 Le journaliste examine avec rigueur et une vigilance critique les informations, documents, images ou sons qui lui parviennent. Le souci d’assurer au plus vite la diffusion d’une information ne dispense pas d’une vérification préalable de la crédibilité des sources.

       Le journaliste est attentif aux critiques et suggestions du public. Il les prend en compte dans sa réflexion et sa pratique journalistique.

 

2-3 Le journaliste s’assure que les textes, documents, images qu’il présente n’ont fait l’objet d’aucune altération ou falsification de nature à déformer la réalité des faits. Toute modification volontaire d'une image doit être portée à la connaissance du public.

 

2-4 L’origine des informations publiées doit être clairement identifiée afin d’en assurer la traçabilité. Le recours à l’anonymat n’est acceptable que lorsqu’il  sert le droit à l'information ; dans ce cas, le journaliste en avertit le public après avoir informé son supérieur hiérarchique de la nature de ses sources.

 

2-5 Le journaliste s'interdit tout plagiat. Il cite les confrères dont il reprend les informations.

 

2-6 Le journaliste rectifie dans les meilleurs délais et de la façon la plus visible les erreurs qu’il a pu commettre. Il doit avertir le public des manipulations dont il a pu être victime.

 

2-7 Le journaliste s’interdit d’utiliser des moyens déloyaux pour obtenir des informations. Dans les cas où le recueil d’informations ne peut être obtenu qu’en cachant soit sa qualité de journaliste soit son activité journalistique,  il en informe préalablement sa hiérarchie, s’en explique auprès du  public et donne la parole aux personnes mises en cause.

 

2-8 Le journaliste veille à ne faire preuve d’aucune complaisance dans la représentation de la violence et dans l’exploitation des émotions.

 

 

3       - LA PROTECTION DU DROIT DES PERSONNES

 

3-1 Le journaliste respecte la dignité des personnes et la présomption d’innocence. Il veille à ne pas mettre en cause, sans information crédible sur les faits allégués, la réputation et  l’honneur d’autrui. Il n’abuse pas de l’état de faiblesse ou de détresse de personnes vivant des événements dramatiques pour obtenir d’elles des informations ou des documents.

 

3-2 Le journaliste respecte la vie privée des personnes et ne diffuse d'informations dans ce domaine que si elles apparaissent nécessaires à la compréhension d’événements ou de situations de la vie publique.

 

3-3  Le journaliste veille à ne pas nourrir la haine, les discriminations ou les préjugés à l’égard de personnes ou de groupes. Il ne relaie pas des réactions de lecteurs, d’auditeurs, de téléspectateurs ou d’internautes qui risquent d’entretenir ces mêmes sentiments.

 

 

4       - L’INDEPENDANCE DU JOURNALISTE

 

4-1 Le journaliste garde recul et distance avec toutes les sources d’information et les services de communication, publics ou privés. Il se méfie de toute démarche susceptible d’instaurer entre lui-même et ses sources un rapport de dépendance, de connivence, de séduction ou de gratitude.

 

4-2  Le journaliste ne confond pas son métier avec celui de policier ou de juge. Il n'est pas un agent de renseignements. Il refuse toute confusion entre information et promotion ou publicité.

 

4-3  Le journaliste s’interdit toute activité lucrative, extérieure à l'exercice de son métier, pouvant porter atteinte à sa crédibilité et à son indépendance.
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 08:08

 

Bonjour,

 

Je suis un cinéaste anglais, né en 1935. J’ai quitté le Royaume-Uni en 1968 et j’ai travaillé depuis dans de nombreux pays, à la fois comme réalisateur  de films et enseignant  critique des médias. Culloden, La Bombe, Privilege, Punishment Park, Edvard Munch, Le Voyage, Le Libre Penseur et La Commune (Paris 1871) sont quelques-uns de mes films.

 

Pendant plus de 40 ans (mais plus tellement ces derniers temps) je suis intervenu dans les écoles, les universités, les projections de films et les réunions publiques sur les problématiques relatives au rapport entre les mass médias audiovisuels  (MMAV) et le public. Une  situation qui, de mon point de vue, s’est à ce point détériorée que je parle désormais de Crise des Médias.  J’ai consacré un site internet à ce sujet et l’éditeur français Homnispheres a publié deux éditions successives de mon livre Media Crisis.

 

Je réécoutais l’autre jour une interview que j’avais donnée  en 1985 à Radio New Zealand, où je parlais de l’urgente nécessité d’un débat public sur les mass médias audiovisuels. Que s’est-il passé depuis  ? Entre l’environnement dévasté et le déclin des libertés civiques, (sans parler de la famine, de l’exploitation et de l’aggravation des disparités économiques à travers le monde) il semble que nous ne soyons pas plus avancés dans l’analyse de l’impact des mass médias audiovisuels sur nos existences (ou  de leur implication directe dans la crise globale) que nous l’étions il y a 25 ans. Compte tenu de la gravité du problème, le silence actuel sur ces questions – particulièrement dans la sphère publique - est tout à fait inquiétant.

 

Lors de mes rencontres avec le public, ou à la suite d’une projection de film, j’ai toujours essayé de lancer le débat sur la crise des médias en prenant la parole un petit moment sur le sujet, puis en appelant à débattre et à poser des questions. Je suis à présent parvenu à la conclusion que cette méthode traditionnelle consistant à tenter d’organiser une « discussion » ne fonctionne à l’évidence pas du tout. Après des années de silence dans les médias (et la plupart des systèmes éducatifs) sur la question de l’influence des MMAV sur les processus sociaux, il n’est pas surprenant que les gens éprouvent quelque difficulté à verbaliser cette problématique ou à envisager des alternatives.

 

Je crois qu’il nous faut repenser cette façon hyper structurée et hiérarchisée que nous avons de « débattre » (ainsi que les habituelles limites de durée et autres pressions diverses) dans les cinémas, les festivals, les conférences ou les salles de classe, et prendre conscience que ce type de méthode ne fait que reproduire le processus à sens unique à l’œuvre dans les MMAV. La méthode traditionnelle ne permet pas de participation véritable et laisse la plupart des gens plus aliénés que jamais.

 

Il ne s’agit pas de dire que je ne crois pas aux débats publics – je pense qu’il n’ont jamais été aussi nécessaires - mais je crois aussi qu’il est indispensable de trouver d’autres façons de les mettre en place. Où le processus ne soit pas focalisé sur une personne, un  unique monologue.

 

 

 

 

Mieux, nous devons aller plus loin que toutes les routines jamais remises en cause : le fait d’être assis dans un cinéma et de  « visionner » un film ;  dans un sofa à « regarder » la télévision ou « écouter » la radio. Il nous faut décortiquer et analyser ce qui se passe lorsque nous faisons cela. Et si nous sommes conscients que les MMAV ont un impact réel sur notre perception, nos pensées et nos actes, alors il nous faut discuter de la nature et du degré de cet impact, de sa relation aux problématiques cruciales des libertés civiles, de l’exploitation de masse  et de la destruction de l’environnement, comme de nos réactions (ou de notre absence de réaction) à ces diverses crises.

 

Le changement climatique, par exemple, provoque la fonte des glaciers d’Amérique à un rythme historiquement sans précédent, exposant le pays  à des risques élevés de sécheresse  et d’élévation du niveau de la mer. En Inde, les analyses les plus pessimistes prévoient une réduction de deux tiers du débit du Gange qui induirait pour 400 millions d’individus de grandes difficultés à se procurer de l’eau potable. Le taux  de destruction de la forêt tropicale au Brésil a augmenté de 64% dans les 12 derniers mois, et un nombre indicible d’espèces végétales, d’oiseaux, d’insectes, de poissons sont menacés ou ont déjà disparu dans des proportions jamais vues jusqu’ici. Dans le même temps, la Grande-Bretagne du 21° siècle s’est transformée (selon les mots d’un auteur récent à propos du gaspillage alimentaire) en une « société de turbo-consommation », qui a vu le pays presque doubler sa consommation dans les dix dernières années.

 

J’espère que le questionnaire qui suit contribuera efficacement à encourager le débat public autour du rôle des MMAV et leur implication dans les diverses problématiques soulevées ici.

Ces questions ont été conçues à la fois comme un processus d’auto-interrogation et pour servir de boîte à outils dans les débats publics et les  écoles. Ce ne sont que des suggestions, et je suis convaincu que beaucoup souhaiterons les reformuler et/ou en ajouter d’autres à la liste.

 

Plutôt que d’en débattre séparément, il se peut aussi que vous préfériez réagir à l’ensemble de ces questions et à leur signification en vous demandant si oui ou non vous avez déjà rencontré ce type de questionnement et, si tel n’est pas le cas, pourquoi ?

 

N’hésitez pas, je vous en prie, à diffuser cette lettre ouverte autour de vous. 

 

 

Cordialement,

 

Peter Watkins

 

 

Ó Peter Watkins, Felletin, France, Octobre 2009, v.2
Mise en forme: Vida Urbonavicius
Traduction: Juliette Volcler  & Jean Pierre Le Nestour

 

 

 

 

Le rôle des mass media audiovisuels (MMAV) : cinéma, télévision, radio

 

1.  Considérons tout d’abord leur place et leur fonction dans la société contemporaine. Faites-vous une distinction entre le rôle que les MMAV devraient jouer, et celui qu'ils jouent réellement ?

 

2.  Les MMAV affirment sans cesse qu'ils ont pour seul rôle de divertir et d'informer ... et de donner au public ce qu'il attend. Que pensez-vous de cette affirmation ?

 

3.  Les MMAV affirment que leurs journaux d'information et leurs programmes documentaires sont "objectifs", "justes", "équilibrés", "impartiaux", "neutres" (etc.). Les MMAV disent prendre ces critères et ces normes très au sérieux, et les intégrer constamment dans leurs pratiques professionnelles. Pensez-vous que ces normes soient réalistes ou envisageables ?

 

4.  Les MMAV (et un grand nombre d'experts et d'enseignants des médias) affirment que la "culture populaire" des MMAV, comme les séries télévisées, les drames, les policiers, la télé réalité, les films grand public, etc., est non seulement inoffensive mais proprement démocratique, parce qu'elle parle un langage universel, qu'elle naît de l'intérêt des gens pour les personnages, les évènements et les célébrités mis en scène, et d’un processus d’identification. Etes-vous d'accord ?  Et que penser de la violence et du sexisme largement présents au sein de cette "culture populaire" des médias ?

 

5.  En général, les producteurs des MMAV n'envisagent leur travail qu'en termes de contenus / problématiques (sujets et thématiques). Ils s'interrogent rarement, sinon jamais, sur la forme qu'ils emploient pour présenter ces sujets.  Pour ce qui concerne le contenu : considérez-vous que les sujets traités à la télévision et dans le cinéma commercial reflètent de manière adéquate les questions fondamentales et les problèmes auxquels notre planète est confrontée ?

 

6.  Les MMAV nous assènent à longueur de temps les “vertus” et les “avantages” de la société de consommation. Pensez-vous que les MMAV rendent compte de manière adéquate de l’opinion de ceux qui critiquent la société de consommation ?

 

7.  Partout dans le monde il y a des famines, de la malnutrition et de l'exploitation économique. Le problème loin de diminuer, semble s’aggraver.  Les MMAV rendent-ils compte de ce problème de manière suffisante ?   Comment ?   De façon à contrebalancer la place la place qu'ils accordent au matérialisme mondialisé ?

 

8.  Sur les questions de forme maintenant... le mode de présentation des sujets. Tout d'abord, seriez-vous d'accord pour dire qu'un message est conditionné et orienté par la façon de le délivrer, et que cela influence la manière de le recevoir?

 

9.  En général, un message ou un sujet transmis par les MMAV véhicule bien plus que son contenu apparent. Il y a la manière dont il est monté, la façon dont la caméra est utilisée, ce qu'elle montre (ou ne montre pas), le type de sons qu'on entend, les mots qui sont dits, quelle image est associée à quelle autre (la juxtaposition), la durée pendant laquelle les images restent à l'écran, le type de structure narrative employée (hollywoodienne classique ou autre), etc.  Est-il possible que cette forme-langage joue un rôle dans la manière dont les messages des MMAV sont reçus et perçus ?

 

10.  On peut soulever, par exemple, les questions de répétition et d'uniformité.  Si un certain nombre de messages (sujets) entièrement différents sont présentés en employant toujours exactement la même forme-langage et les même procédés, jour après jour, nuit après nuit, cela pourrait-il influencer la manière dont on percevra chaque message pris individuellement ?

 

11.  Ensuite, il y a la question de la vitesse.  Si un message est transmis très rapidement, avec beaucoup d'images, qu'il est suivi d'un autre message et puis encore un autre, toujours très rapidement, cela pourrait-t-il avoir un impact sur notre capacité à réfléchir à chaque message, à faire la distinction entre les différents sujets ou la diversité de nos réactions ?

 

12.  Depuis 50 ans ou plus, surtout depuis l'arrivée de la télévision, les MMAV ont accéléré la standardisation de leur format, en employant un dispositif narratif saccadé, extrêmement répétitif et fragmenté, accompagné d'un bombardement sonore intense : le cinéma comme la télévision ainsi, hélas, que beaucoup de documentaires, nous y ont habitués. Cette "Monoforme", comme je l'ai appelée, est maintenant systématiquement appliquée dans 95% de l'ensemble des productions télé et cinéma. Elle a également été adoptée dans les radios commerciales. (J'aborde cette question sur mon site, et aux pages 36 à 39 de Media Crisis) Qu'est-ce qui explique ce choix des MMAV ? Comment cela influence-t-il notre perception de leurs productions ? Pensez-vous qu'il y ait un rapport entre l'utilisation de la Monoforme et la façon dont nous percevons, par exemple, le changement climatique ?

 

13. La question préalable implique les notions de dissimulation et de transparence.

Les MMAV ont-ils jamais débattu publiquement des multiples façons dont  leur forme-langage et  leurs pratiques professionnelles affectent leurs messages ou leur impact sur le public ?   Les MMAV partagent-ils avec le public le secret de fabrication de ces codes et de ces pratiques et leurs raisons d’être ?

 

14.  Abordons maintenant la question de la participation du public au processus social et politique :  Pensez-vous que nous vivons dans une société réellement pluraliste, où le public peut ouvertement et pleinement prendre conscience de problèmes comme le changement climatique, le déclin des libertés individuelles et l'inégalité, les comprendre, en débattre et s'en saisir ?

 

Ou bien ces questions sont-elles sous le contrôle des pouvoirs centralisés, comme les gouvernements, les institutions financières, les multinationales et les agences de sécurité ?

 

15.  Si vous avez le sentiment que la société est devenue beaucoup trop centralisée, quelle est à votre avis la part de responsabilité des MMAV ?  Ou bien pour le dire autrement : La Monoforme et les raisons pour lesquelles les MMAV l'imposent, sont-elles compatibles avec une société réellement pluraliste ?

 

16.  J'ai souvent entendu dire que l'un des plus gros problèmes auxquels la démocratie est confrontée aujourd'hui, c'est que les gens croient qu'ils n'ont pas le pouvoir de changer quoique ce soit.  Diriez-vous que le contenu et/ou la forme véhiculés dans les MMAV ont alimenté ce sentiment d'impuissance ?

 

 

17.  L’acte de communiquer suppose un processus d’aller/retour, un échange véritable entre deux ou plusieurs parties.   Cette définition de la communication s’applique t’elle aux mass médias audiovisuels dans leur façon de communiquer  avec le public?

 

18.   Peut-on imaginer que cette relation entre les mass medias audiovisuels et leur public soit une relation de pouvoir ?   Si tel est le cas, qui est investi de ce pouvoir ?  Et cette investiture a t’elle, démocratiquement, fait l’objet d’un vote ?

 

19.  Les MMAV font rarement état de concepts susceptibles de permettre au public de participer directement au processus de création de communication audiovisuelle de masse (ou même locale).   Il est très largement admis chez les professionnels que les professionnels,  pas  le public, sont seuls habilités à la création médiatique.  Pensez-vous qu’une participation directe du public dans la création médiatique audiovisuellle pourrait infléchir, tout au moins pour une part, les problèmes évoqués dans le présent questionnaire ?  Et dans  l’affirmative, pouvez-vous, s’il vous plaît, développer un peu ? 

 

20.  Beaucoup de personnes pensent qu'internet a supplanté les MMAV en apportant au public toutes les informations alternatives nécessaires au débat démocratique. Etes-vous d'accord avec cette opinion ?

 

21.  Appelons contenu les informations sur internet.  Qu'en est-il de la question de la forme ?    Une observation d'outils audiovisuels tel que ‘YouTube’ par exemple, laisse à penser que la Monoforme est présente dans l'internet de masse, et qu'une fois de plus le débat public sur cette question a été évité. Est-ce un problème, et si oui, quel effet et quel impact cela a-t-il sur internet ?

 

22.  Quand avez-vous entendu parler pour la dernière fois d'un débat, qu'il soit national ou local, visant à discuter des questions soulevées dans ces pages ?  Qui a organisé ce débat ?  Quelles en ont été les conclusions ?  Et les actions décidées ?

 

23.  Votre chaîne de télé locale ou régionale évoque-t-elle ces questions ?   Si oui, comment et dans quel but ?   Beaucoup de réalisateurs de documentaires s'attaquent à des sujets sérieux, puis les traitent en usant de la Monoforme. Cela a-t-il un impact sur leur message ?

 

24.  Il existe beaucoup de mouvements alternatifs aujourd'hui qui travaillent sur les problèmes sérieux auxquels la planète est confrontée, comme le changement climatique, les libertés individuelles, la famine, la pauvreté, etc. En connaissez-vous qui intègrent la crise des médias dans leur analyse critique ?

 

25.  Au sein des mouvements alternatifs, il existe des activistes des médias. Savez-vous quelles questions ils abordent, et dans quelle mesure ils prennent en considération, par exemple, la crise des médias, ou le problème de la Monoforme, ou les liens entre les MMAV et le changement climatique ?   Par là j’entend un examen critique dont les médias audiovisuels sont généralement utilisés dans la société (et notamment les formes-langages que les activistes des médias emploient dans leurs propres films et vidéos), et sur le lien entre cet usage et la crise mondiale.

 

 

26.  Partout en France, des structures académiques, des universités, des écoles des médias enseignent, d'une manière ou d'une autre, la pratique du film et de la vidéo, du journalisme et des communications de masse.  Connaissez-vous la nature des programmes dans quelle mesure ils évoquent de façon critique la crise des médias, la Monoforme, ou les liens  entre les MMAV et, par exemple, le changement climatique ?

 

27.  Comme nous le savons, il est possible d'utiliser l'image et le son de diverses manières “alternatives”, complexes et fluides, aérées, sans aucune référence à la Monoforme, des manières qui permettent la réflexion et les interprétations multiples.  Pensez-vous que ces formes-langages alternatives doivent trouver une place au sein des MMAV ?

 

28.  Les MMAV tiennent à l'écart ceux qui tentent d'utiliser le cinéma ou la télévision de manière alternative, ou qui refusent d'employer la Monoforme. “Nous respectons tout à fait le droit des réalisateurs à travailler comme ils l'entendent, mais dans ce cas ce qu'ils produisent ne passera pas chez nous !” : paraphrase pour l’essentiel les déclarations des cadres des MMAV. Beaucoup des écoles d'enseignement des médias sont conscientes de cette mise à l'écart, mais choisissent de ne pas s'y opposer publiquement.  Etes-vous bien informés de cette situation ?  

Ne pensez-vous pas que cette répression - et le silence qui l'entoure - remettent en question les valeurs d'objectivité et d'impartialité dont les MMAV se réclament?

 

29.  Les Constitutions et les Déclarations de Droits inscrivent généralement le droit des médias à la liberté d'expression, mais ne mentionnent que rarement le droit du public à cette même liberté, tout particulièrement lorsqu’il s'agit des droits du public face aux MMAV. Devrait-il également y avoir un droit du public ?   Et dans l’affirmative, le droit de quoi?

 

30.  La plupart des gens qui travaillent dans les MMAV et dans l'enseignement des médias affirment que la fonction principale d'un film est - et doit être - de donner du "plaisir", et après les projections dans la majorité des cinémas et des festivals, on assiste rarement à des débats approfondis ou critiques sur le rôle des médias audiovisuels. Le plaisir peut-il cohabiter avec un débat critique sur le rôle des MMAV ? Pourquoi admet-on le premier et pas le second ?

 

31.  Nous entendons parler d’élèves et d’'étudiants qui deviennent moins conscients de l'histoire, ou du sens de l'histoire.  Y a-t-il un rapport entre le MAVM et ces problèmes ?    Qu’en est-il de notre mémoire collective et de notre lien avec tout le monde par le biais d’une histoire partagée et d’un avenir partagé ?

 

32.  L'ONU estime que le monde devra nourrir 2,5 milliards de personnes de plus dans les 40 prochaines années, pour la plupart dans des pays en développement. Les besoins nutritifs de l'Asie auront doublé. Il reste très peu de terres pour l'agriculture, et les réserves d'eau sont déjà au plus bas. Etant données les pressions qu'exercent les MMAV sur eux-mêmes, sur la liberté des débats, et sur l'ensemble de la société civile, quelles sont nos possibilités en tant que citoyens pour travailler collectivement à résoudre la crise mondiale ?

 

33.  Pensez-vous qu'il soit possible, à l'avenir, que des collectifs citoyens se développent, dans des quartiers et dans des écoles, où les gens et les étudiants mettraient en place d'autres formes de médias pluralistes, qu'ils y produisent des informations, de la culture, des débats hors-Monoforme, et participent ainsi à un processus démocratique de réponse à la crise mondiale ?
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 17:25

Faut-il croire les journalistes ? Serge July, Jean-François Kahn et Edwy Plenel répondent aux questions de Philippe Gavi. Editions Mordicus, 166 pages, 13,5 euros.
Ceux qui connaissent les thèses de ces trois ténors du journalisme resteront sur leur faim, les autres puiseront de stimulants éléments de réflexion dans leurs propos notamment par rapport au tremblement de terre que représente Internet dans le monde médiatique. 

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 14:42

Voici le point de vue d'André Montagne, webmestre d'un site d'échanges et de mutualisation pour les documentalistes.

"Ce  nouveau dossier d'Éducnet montre l'intérêt éducatif de l'éducation aux médias et par les médias et propose une sélection commentée de sites spécialisés.

Le dossier commence par préciser ce qu’il convient d’entendre par éducation aux médias. Il montre la place de l'éducation aux et par les médias dans le système éducatif, avec les compétences attendues chez les élèves. Il rappelle aussi les recommandations de l'Inspection générale et d'autres instances, au niveau national et international, face aux enjeux. Le dossier présente ensuite des sites spécialisés, avec des pistes pédagogiques et des ressources en ligne, pour apprendre aux élèves à décrypter les médias (presse écrite et audiovisuelle, Internet), à développer leur sens critique et à devenir des citoyens responsables dans la société numérique. Il signale également des sites où consulter la presse en ligne, actualités et archives, et des annuaires de presse. Le sujet est envisagé sous divers angles, pédagogique, culturel et juridique. Une bibliographie permet de l'approfondir."

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 12:50
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 12:42
Un dossier multimédia de Radio-France
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 12:39

"Le GRER, Groupe de Recherches et d'Etudes sur la Radio, vous souhaite la bienvenue sur son nouveau site Internet. 

Premier groupe de travail francophone spécifiquement dédié à l'étude contemporaine de la radio, le GRER est une association qui souhaite être une plate forme d'échanges, de réflexions et de représentation pour les chercheurs, universitaires, étudiants et professionnels concernés par l'activité et les dynamiques du média radiophonique." 

Enjeux des mutations des objets et formes radiophoniques

Le GRER a organisé son quatrième colloque international
à Paris
, les 26, 27 et 28 novembre 2009
 La publication des interventions est à présent en ligne.
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